Noël, c’est comme Céline

Par Geneviève Drolet.

Quand on voit le mois de décembre arriver, on voit aussi le décompte vers le temps des Fêtes s’approcher.

Source de joie pour les uns, d’anxiété pour les autres, et même de dépression pour certains, le temps des Fêtes est un peu la Céline Dion des célébrations annuelles.

Je m’explique. T’sé. Presque tout le monde connaît les paroles d’au moins une toune de Céline. Pas au complet, mais en partie. Sans nécessairement avoir acheté de disque ou, même,  sans avoir consciemment écouté une chanson complète. On connaît ses chansons malgré nous. On les chatonne parfois contre notre gré.

« J’irai chercher ton cœur… si tu l’emportes ailleurs… » OK, OK. J’arrête.

Personnellement, j’aime bien Céline (c’est mon plaisir « coupable » #1, tout juste avant le série Grey’s Anatomy). Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Pourtant, tout le monde, ou presque, la célèbre ou lui reconnaît au moins une forme de mérite.  

À Noël tout le monde, ou presque, achète au moins un cadeau, participe à un party de bureau ou à un souper de famille. Même ceux et celles qui n’aiment pas vraiment ça. Comme avec Céline.

C’tu plus clair?

Combien de personnes connaissent les paroles des chansons de Noël tout en les « aguissant » profondément?  Bon, Céline chante aussi des chansons de Noël, mais c’est pas ça le lien.

« All I want for Christmas is you… hou… hou » (c’est chien, hein?)

Le lien c’est que Noël est à nos fêtes annuelles ce que Céline est à notre culture populaire. C’est tellement rendu big et mainstream (en anglais parce que ça fait plus international…) qu’on vit avec.

Les incrédules de Noël – et/ou de Céline – se reconnaissent entre eux, mais n’osent pas tout à fait revendiquer leurs vrais sentiments sous peine de passer pour le Grinch ou juste pour un ou une sans-coeur qui, en plus, n’aime probablement pas les enfants (et particulièrement ceux de Céline…).

Les convaincus pour leur part – de Noël et/ou de Céline – vouent un culte à leur passion, attendant impatiemment son retour, sa renaissance, son apparition pour enfin se remettre à vivre (ou à convulser sur les Plaines ou dans les centres d’achats).

Oui. Noël c’est comme Céline. C’est une grosse machine qui fait beaucoup de bruit et qui s’impose souvent dans nos vies sans qu’on l’ait vraiment demandé ou même souhaité.

On peut par contre s’en faire une version acoustique, plus calme moins clinquante pour, au final, en découvrir la vraie beauté.

Allez. On sort la guitare? (Ben, toi là, parce que moi je sais pas jouer. Mais je connais la chanson du Titanic par cœur par exemple 🙂 )


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