T’es tu déjà visité?

Par Élie Dubois-Sénéchal.

Nous sommes des êtres d’habitudes, c’est connu et on l’a tou.te.s remarqué.

Ça peut parfois jouer en notre faveur, par exemple pour trouver ses clés ou pour construire de saines habitudes de vie.

Il y a tout de même un coté plus sombre à cette caractéristique, qui se manifeste lorsqu’on oublie d’en être conscient.e.

Je m’explique.

Souvent, on (et je m’inclue dans ce on) exécute notre vie tel une routine performative. On fait les choses par habitude, sur le pilote automatique, dans leur ordre habituel sans se demander si c’est bénéfique.

Et même si nous sommes des êtres d’habitudes, nous sommes aussi des êtres qui évoluent, qui changent, tout autant que le monde dans lequel on vit. C’est pourquoi une action a pu nous être bénéfique pendant des mois voire des années, puis PAF! tout d’un coup cette même action nous est nuisible, ou toujours bénéfique, mais pas au même moment.

Nous sommes des créatures complexes et merveilleuses, mais quand on invite l’observation de soi et l’auto-questionnement dans son quotidien, les choses peuvent vite se simplifier.

Chacune de nos actions, même la plus minime, porte en elle une conséquence. Agréable ou non, mais une conséquence quand-même.

Par exemple, si on se fait la faveur d’être à l’écoute de son niveau d’énergie au fil de la journée, on peut la planifier en accord avec celui-ci. Si je remarque que le matin je n’ai que la moitié de mon cerveau et que le soir je suis un génie ultra créatif, je peux décider de changer mon horaire de travail en conséquence.

Si on observe l’effet que tel ou tel aliment apporte à notre corps, on peut plus facilement apprendre à s’alimenter instinctivement. Personne n’a les mêmes besoins!

Ou si on observe notre état émotionnel et mental pendant ou après le travail, on peut confirmer qu’on est à la bonne place ou qu’on doit être initiatrice, initiateur d’un changement.

Pourquoi se contenter de performer sa vie sans se fier à notre instinct, sans observer les signaux que notre être nous envoie?

Un seul changement peut être difficile à amorcer, surtout s’il touche une partie importante de notre vie et si on en craint les conséquences, mais je crois que la meilleure façon d’être bien, c’est de faire en sorte d’être en accord avec chaque geste, action, parole que l’on crée.


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