Changer de perspective

Par Amélie Fischer.

 

Je sais pas toi, mais personnellement je crois pas connaître qui que ce soit qui aime aller à l’hôpital (en tant que patient). Si jamais cette personne existe, je suis bien contente pour elle.

 

Toujour est-il que je fais donc partie de ces récalcitrants: pas envie d’aller aux urgences, ça va être long, personne ne va me prendre en charge pendant des heures, ça sent l’hôpital, j’espère que je vais rien attraper de plus que ce pourquoi je m’y rends, etc… Toutes ces phrases qui trottent dans la tête en continu.

 

Figure-toi que j’ai dû y aller (pour une entorse, rien de grave), et que j’ai attendu 5h30 sur place (ça aurait pu être pire ces temps-ci…). Et cette chose qui me paraissait abominable, contre toute attente, m’a finalement…

 

FAIT DU BIEN !!!!!! 

 

Pour la première fois depuis des semaines, je me suis arrêtée.

 

J’étais obligée, je n’avais rien à faire. Pourtant, je m’étais super outillée pour passer le temps, j’avais emmené un livre que je suis en train de terminer, un carnet de formation pour apprendre des choses, ma musique, chargé mon téléphone pour être sûre d’aller sur toutes mes applications, espéré avoir le wifi sur place, apporté de la nourriture, etc.

 

Et bien figure-toi que je n’ai presque rien fait de tout ça. En fait, je n’ai rien fait. DU TOUT.

 

Et ça fait tellement de bien ! Mon corps était reposé, ma tête était reposée de ne pas me mettre de pression ou d’avoir à être productive en quoi que ce soit.

 

Après coup, je me demande ce qui me pousse à préparer tellement de choses pour tuer le temps alors que le temps en soi, seul, pas occupé, est tellement rempli…

 

J’ai souvent tendance à imaginer le pire (je sais, c’est un peu moche, mais tu sais, on est des humains), à me faire des montagnes de ce qui va arriver. 

Je me dis que je le saurai pour la prochaine fois, même si je sais bien que je vais sûrement encore angoisser avant. Ça se pourrait que ce soit une belle expérience.

 

Le monstrueux temps à remplir est finalement déjà plein sans mon aide, et si tu savais comme je l’aime…


Categories: Comment tu vas?

Partagez votre avis